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Moi c’est Vincent ! Passionné de voyages, de cinéma et d’exploration en pleine nature. J’aime crapahuter en montagne, dévaler les pistes enneigées et me perdre dans les histoires et mythologies locales.
Je réalise aussi des tournages de documentaires, sur … plein de sujets fascinants, que je te laisse découvrir sur mon blog !

Je voyage souvent seul, parfois accompagnés d’amis ou de mon frère Thomas. Je sillonne les routes caméra en main, à la recherche d’images et de récits qui méritent d’être racontés, de paysages qui méritent d’être vus.
Ce blog est un carnet de bord où je partage mes aventures, les coulisses de mes tournages et quelques fascinations personnelles au passage.

Tu es là par curiosité ou tu partages les mêmes passions ? Je t’embarque… dans le vortex de la découverte !

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Une dernière pour la route 1999

Une dernière pour la route (souvenirs de vacances 1999)

Tous les ans, c’était la même histoire. Canicule dehors, volets fermés, on suait comme des rats en essayant de trouver un plan. L’idée de passer un week-end dans l’eau avait fait l’unanimité, avec l’Ardèche en tête de liste. Et voilà comment on s’était retrouvés embarqués dans la vieille Nissan du père de Mat, tassés entre les pagaies et une glacière antique.

Dès les premières descentes, c’est la débâcle. Je rame à droite, Mat à gauche, avec la coordination d’un Playmobil. Résultat : on fait des cercles. Derrière, Luc et Flo jouent les pros… jusqu’à ce qu’ils se crashent sur un rocher. Une pagaie cassée et un ego froissé. Classique.

Mais franchement, ça valait le coup. Les falaises nous surplombent, l’eau est à bonne température, et le soleil tape juste ce qu’il faut. Après quelques heures à lutter contre le courant, on finit par tirer les canoës sur une plage. Mission numéro un : faire sécher nos vêtements.

Mission numéro deux : barbecue.

Sur le chemin du retour, on s’arrête à une station-service pour un dernier ravitaillement : sandwichs Sodebo et bonbons Krema qui nous permettront de tenir le temps du trajet, fenêtres ouvertes, cheveux aux vents et un CD d’Offspring dans les oreilles.

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Gard à Montclus 1998

Gard à Montclus (souvenirs de vacances 1998)

Les grands projets, c’est comme les feux de camp : ça part en flammes ou ça s’éteint tout seul. Cet été de 1998, on devait partir avec toute la bande pour un bivouac en forêt. Finalement, entre ceux qui bossaient, ceux qui avaient des exams et ceux qui trouvaient que « c’est trop loin », le projet était tombé à l’eau.

Alors avec le frangin, on s’était regardés, on avait haussé les épaules, et on avait pris nos sacs à dos. Une tente fatiguée, un réchaud bancal, et juste assez de provisions pour éviter la chasse aux baies toxiques. Direction le Gard, près de Montclus (pas de vanne). Un coin paumé mais sympa, parfait pour jouer les aventuriers sans trop risquer de finir comme Alexander Supertramp.

On avait fini par poser nos sacs près de la grotte du Prével. Pas aussi impressionnante que l’Aven d’Orgnac, mais bien plus tranquille. Dedans, l’air était frais, les chauves-souris nous regardaient comme des squatteurs, qui attendent de récupérer leur salon, et Thomas n’était pas hyper serein. L’obscurité a ce talent de transformer le moindre bruit en monstre affamé.

Pour la nuit, on avait planté la tente au bord de la Cèze, après s’être perdus dans un chemin d’orties et s’être fait accueillir par une nuée de moustiques affamés. Dîner 3 étoiles : taboulé, camembert, saucisson. Thomas avait failli s’étouffer avec le taboulé, ce qui, pour un notaire, aurait constitué une mort héroïque.

Dormir sur des galets, c’était pas vraiment la définition du confort. Mais au final, on avait le bruit de la rivière pour berceuse et aucun voisin bruyant. Parfois, c’est tout ce qu’il faut pour se sentir un peu libre.

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Sauvage comme la Lure 2000

Sauvage comme la Lure (souvenirs de vacances 2000)

Il y a des idées qui traînent dans un coin de la tête comme une vieille mélodie qu’on n’arrive pas à oublier. Pour nous, c’était l’envie de partir en rando nocturne, sans carte, sans boussole, sans chemin tracé. Rejoindre un point. Bivouaquer sous les étoiles. Bref, prendre nos distances avec la vie urbaine.

Alors on avait attrapé nos sacs, remplis à la va-vite avec ce qui traînait (un duvet, un peu de bouffe et une lampe frontale en fin de vie), direction la montagne de Lure, avec un objectif : atteindre les Clapoues avant le coucher du soleil, pour profiter de la vue surplombant la vallée.

Le sentier nous avait accueillis avec ses arbres tordus par le vent et ses pierres traîtresses. L’air était encore tiède, et la lumière déclinait, transformant le ciel en un mélange de bleu et d’orange. Une vraie carte postale qu’on aurait probablement ratée si on avait fait ça en journée.

Une fois en haut, on a posé nos sacs, déployé nos duvets sur les herbes fraîches. Thomas a réussi à allumer le feu de camp sans tout cramer, ce qui était une première pour lui. Au menu : du pain, du fromage de chèvre, et une bouteille de rouge dénichée dans un village voisin. Minimaliste. Efficace. Français.

La nuit fut calme… jusqu’à ce bruit, qui nous a réveillés en sursaut. Lampes en main, on a balayé les alentours, persuadés que la sorcière de Blair allait surgir. C’est alors que…

Le matin, c’est la rosée et le froid qui nous ont tirés de nos duvets. Un café tiède, un dernier coup d’œil au panorama, et on redescend. Parfois, les meilleures aventures, c’est juste de passer la nuit dehors, avec la nature comme colocataire.

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Tour de piste à Val Thorens 1997

Tour de piste à Val Thorens (souvenirs de vacances 1997)

Il paraît que les vacances au ski, c’est la liberté, la poudreuse et le grand frisson. Moi, je dirais plutôt que c’est une excellente occasion de vérifier à quel point on a perdu la main.

C’était en 98, pour un retour à Val Thorens après cinq ans d’absence, avec les parents. Grand ciel bleu, pistes désertes, et cette fameuse appréhension du « est-ce que je me souviens encore comment freiner ? ». Bonne nouvelle : la mémoire musculaire existe vraiment. Mauvaise nouvelle : les chutes aussi.

Val Thorens, ses 2 300 mètres d’altitude, son panorama à couper le souffle et son hébergement rustique. Le chalet avait beau avoir une vue imprenable sur les montagnes, la literie tenait plus de la planche de bois que du cocon douillet. C’est aussi ça, la montagne.

Les premiers jours sur les pistes ? Hésitants, avec des descentes en mode Bambi. Les parents et Thomas ont vite opté pour les pistes bleues, tandis que j’allais me frotter à la Combe de Caron.

Le soir, on retrouvait notre camp de base. Feu de cheminée, tartiflette qui réchauffe plus que le poêle, et quelques batailles épiques au Monopoly .L’aventure, c’est savoir dompter les stations de montagne… et survivre aux trahisons familiales aux jeux de société.

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