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Moi c’est Vincent ! Passionné de voyages, de cinéma et d’exploration en pleine nature. J’aime crapahuter en montagne, dévaler les pistes enneigées et me perdre dans les histoires et mythologies locales.
Je réalise aussi des tournages de documentaires, sur … plein de sujets fascinants, que je te laisse découvrir sur mon blog !

Je voyage souvent seul, parfois accompagnés d’amis ou de mon frère Thomas. Je sillonne les routes caméra en main, à la recherche d’images et de récits qui méritent d’être racontés, de paysages qui méritent d’être vus.
Ce blog est un carnet de bord où je partage mes aventures, les coulisses de mes tournages et quelques fascinations personnelles au passage.

Tu es là par curiosité ou tu partages les mêmes passions ? Je t’embarque… dans le vortex de la découverte !

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Le bout du monde

Le bout du monde

Ces derniers jours ont été riches en rencontres… et en informations. Difficile de tout relier, mais au moins, notre destination est claire.

Demain à l’aube, nous partons pour… le bout du monde.

Quelques complications ont jeté un froid sur notre équipe. Igor nous a quittés dans la matinée. Thomas nous suit à reculons (je crois que ça se voit sur la photo).

Aujourd’hui était consacré à la préparation de notre expédition. Difficile de trouver du matériel, et les Russes ne sont pas très aidants.

Mais ce n’est pas ça qui me fera lâcher l’affaire. N’écoutez pas les rabat-joie, vivez pleinement. La vie est une aventure.

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Vers l’infini

Vers l’infini

Les pistes initiales ont apporté plus de questions que de réponses.

Notre petite équipe a quitté la ville au petit matin pour un périple vers l’un des derniers bastions sauvages de notre planète.

Au fil des kilomètres, les maisonnettes aux toits rouillés ont remplacé les barres d’immeubles. D’interminables lignes droites fendent maintenant les steppes. L’air est plus pur, plus glacial aussi.

10 heures de route plus tard, nous voici dans une station d’altitude perdue au milieu de nulle part, qui nous servira d’étape pour la nuit. Par chance, j’y ai dégoté un ordinateur (ou plutôt une antiquité), qui m’a permis d’écrire ces quelques lignes.

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Top départ

Top départ

Ça y est, le Projet commence enfin.

Notre périple nous emmène dans une ville du fin fond de la Russie, où nous avons atterri cet après-midi, après des heures à survoler la taïga. Ou la toundra peut être… ?

Pied à terre, l’aéroport est brut et un peu hors du temps. Un hall aux néons blafards, un retrait de bagages silencieux et l’air frais d’un automne qui s’installe. À la sortie, notre interprète Igor nous attend.

Igor nous a proposé de séjourner chez lui. La literie est douteuse, le thé noir infecte, mais l’appartement est assez confortable pour constituer notre quartier général.

Demain, les choses sérieuses commencent. Caméra en main, il s’agira de déterrer le passé pour y trouver des réponses.

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Préambule d’un projet hors-norme

Préambule d’un projet hors-norme

Il y a des projets qui s’échafaudent lentement, qu’on peaufine en silence, en griffonnant des noms, des coordonnées, des intuitions. Celui-ci nous hante depuis plusieurs mois déjà. Plus qu’une énième envie de voyage, c’est un véritable mystère à résoudre.

On a un point de départ, et un objectif. Entre les deux, un océan d’incertitudes, mais aussi de promesses. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. C’est pourquoi ce qui va suivre sur ce blog ne suivra pas le format habituel, mais sera plus comme un carnet de bord de l’aventure qui se prépare.

L’équipe ?

Mon frère Thomas évidemment, à l’origine du projet mais qui nous suit désormais avec une certaine appréhension (c’est peu de le dire). Mais également Franck, un bon pote rencontré l’année dernière sur un tournage, encore jeune mais hyper talentueux. Et bien sûr moi-même, qui vais tenter de documenter au mieux cette chose qu’on n’arrive pas encore vraiment à nommer, et que j’appellerai donc le « Projet ».

Stay tuned.

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Vietnam, Danse avec les Scooters

Vietnam, Danse avec les Scooters

Cette année, direction le Vietnam avec les vieux potes du lycée. Mais alors que tout le monde rêve des montagnes embrumées de Sapa ou des lanternes de Hoi An, nous on a mis le cap au sud, avec un atterrissage à Ho-Chi-Minh. Ou Saigon, comme l’appellent encore ceux qui n’ont pas tourné la page.

Ho-Chi-Minh, c’est un monde où le scooter n’est pas un moyen de transport, mais une culture. Des centaines de milliers de scooters naviguent à travers les rues, comme un essaim géant. Les piétons traversent n’importe où, et les 2-roues les contournent comme s’ils avaient un sixième sens. Nous, on a surtout eu quelques sueurs froides avant de comprendre la règle d’or : ne jamais s’arrêter.

Côté bouffe, on a d’abord fait les touristes, merci Alex. Et puis, on a capté que le Vietnam se savoure dans ses marchés. Des étals où les anguilles se tortillent encore, des crabes qui jouent à la tour infernale, des montagnes de fruits qui débordent sur les trottoirs. Les odeurs ? Un chaos de mer, d’épices, de friture. Une promesse de saveurs, et parfois… de tourista.

Après 2 jours en ville, direction la campagne de Ben Tre et de Ba Tri. Le premier matin, on a fait un tour en barque traditionnelle, glissant sur les canaux paisibles entre les cocotiers. Les locaux tissent des « chieu coi », ces nattes en paille pour dormir au frais. On ne comprend rien, mais les gestes et les sourires en disent assez. L’après-midi, on a évidemment loué nos propres scoots. Pas de GPS, juste l’instinct. Rapidement, on a découvert le Nuoc Mia, ce jus de canne à sucre qui nous a sauvés plus d’une fois de la déshydratation. On en a bu comme des pèlerins trouvent leur fontaine sacrée.

Les jours suivants, on a navigué entre les rizières et les cocotiers, dans un océan de vert. Au détour d’un temple, on s’est arrêtés près d’un parc. Des gamins sortaient de l’école, certains ont couru vers nous, fascinés par nos tailles de géants. Des photos souvenirs, des échanges dans un charabia d’anglais-vietnamien-français. On n’a toujours rien compris, eux non plus. Mais c’était un bon moment.

Et puis il y a eu Cu Chi. Les tunnels mythiques des Viet Cong. Un réseau souterrain conçu pour des combattants petits, rapides, et surtout discrets. Tout l’inverse de nous quoi : cinq gaillards d’1m80-85, dont certains un peu trop en forme (suivez mon regard). Les guides ont tenté de nous faire passer, mais après quelques tentatives dignes de Benny Hill, on a dû se rendre à l’évidence : on n’aurait pas survécu à cette guerre.

Sur la route du retour, avec le vent chaud qui nous caressait le visage, je me suis dit qu’on n’avait peut-être pas tout compris de ce pays, mais qu’il nous avait bien secoués. Et quelque chose me dit que j’y remettrai les pieds. Peut-être pas pour les tunnels, mais pour tout le reste.

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Sur le toit du monde

Sur le toit du monde

(Je tente d’être plus lyrique dans cet article, ne m’en voulez pas si mon style est… approximatif).

Quand on parle de l’Himalaya, tout de suite, ça sonne comme une aventure mystique. Et c’est exactement ce que j’avais en tête quand j’ai posé le pied à Katmandou. Une ville qui grouille, qui vit, qui hurle. Les klaxons sont une langue à part entière ici. Entre les taxis brinquebalants, les rickshaws qui slaloment comme des abeilles, et les vendeurs qui te proposent des pulls en yak par 30°C, c’est une claque immédiate.

J’ai pris deux jours pour me perdre dans le dédale des ruelles de Katmandou et des environs. Des temples surgissent à chaque coin de rue, les odeurs de curry se mélangent à celles d’encens, et les marchands tentent de te vendre des faux North Face comme s’ils venaient d’inventer la montagne. J’ai fini par m’asseoir dans un petit café sur un toit-terrasse, sirotant mon thé trop sucré en admirant la vue.

Ensuite, direction Pokhara, le vrai début de l’aventure. Le bus local, c’est quelque chose. Plus de 9 heures de route cabossée, avec le vide qui se précipite sur ta droite à chaque virage, et une sono qui balance des tubes népalais en boucle. Une poule en liberté dans l’allée, des randonneurs qui somnolent et des locaux qui t’observent avec curiosité. Et puis, quand enfin la route s’adoucit, le lac de Pokhara apparaît comme une promesse de calme.

Vers Poon Hill (3 210 m)

Le trek commence tranquillement. Le sentier serpente entre rizières en terrasse et flancs de collines abrupts, ponctué de chèvres curieuses et des gamins. Les maisons s’accrochent aux pentes comme des nids : murs de pierre, toits en tôle, linge qui sèche au vent. À chaque passage, des familles me saluent d’un « Namaste » chaleureux.

Les escaliers de pierre se succèdent. Mon souffle se raccourcit gentiment, mes jambes s’alourdissent. Au détour d’un virage, le paysage me happe : face à moi, les premiers sommets enneigés surgissent. Le jour suivant me rapprochera d’eux. Je dors dans des lodges modestes, toujours réchauffé par le poêle à bois et du thé au gingembre brûlant. Un trekkeur allemand me raconte qu’il a failli se faire charger par un yack. Me voilà prévenu.

Le matin du 3ème jour, je me lève dans la nuit noire et glacée. Frontale vissée sur le front, je grimpe en silence, guidé par le faisceau tremblant de ma lampe. Arrivé en haut, j’attends. Le froid me mord, mais je ne bouge pas. Et puis, lentement, le ciel s’ouvre. Le rose gagne l’horizon, les géants apparaissent un à un : Dhaulagiri, Annapurna Sud, Machhapuchhare. Je reste figé. Mains gelées, cœur gonflé. Tout est calme, sacré. Même le vent semble s’être arrêté. Je ne verrai sûrement pas de plus beau lever de soleil de toute ma vie.

Vers le camp de base de l’Annapurna (4 130m)

Avant de repartir, je fais une halte momos (les raviolis vapeur népalais), servis avec une sauce pimentée maison. L’ambiance est simple, chaleureuse. Je rigole avec d’autres randonneurs, chacun partage ses petites galères et grands émerveillements.

Les jours suivants, je reprends l’ascension. Les villages deviennent plus rares, les maisons plus rudimentaires. Et à partir de 3 500m, chaque pas devient plus lent, plus lourd. L’Annapurna se rapproche. Il ne s’impose pas, il se révèle comme une immense muraille de glace.

Et puis, enfin, j’arrive au camp de base.

Tout est là. Le vent, le froid, les drapeaux de prière qui claquent dans l’air rare, les visages fatigués, les silences. Personne ne parle vraiment. Je suis ailleurs. Entre ciel et roche. Je pense aux dingues qui tentent l’ascension de cette forteresse chaque année (et qui n’en reviennent souvent pas).

Le lendemain, je redescends à contrecœur. Mon corps va plus vite que mon esprit. Sur le chemin, des enfants courent entre les pierres, un vieil homme retape son toit avec des brindilles, les montagnes m’observent, indifférentes et immuables. Je ne suis que de passage ici.

Avant de repartir vers Katmandou (cette fois en avion), je m’attarde sur une dernière vue des maisons colorées de Pokhara, accrochées à flanc de colline. Une brume douce recouvre les hauteurs. Mon cœur est resté là-haut, quelque part entre les marches sans fin et les silences blancs du matin.

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Test Canon XM1 : La caméra ultime pour les baroudeurs du docu

Test Canon XM1 : La caméra ultime pour les baroudeurs
du docu

J’ai l’habitude de vous raconter mes voyages sur ce blog. Mais aujourd’hui, j’ai envie de changer un peu de registre. Je vais vous parler de ma deuxième passion : filmer. Et pas avec n’importe quoi.

J’ai récemment mis la main sur une Canon XM1. Un petit bijou qui a déjà acquis une sacrée réputation chez les baroudeurs du docu. Traitement d’image de qualité, zoom optique x20, stabilisateur optique performant censé éviter l’effet « tremblement de terre ». Petit format, mais grosse ambition. C’est simple, dès que je l’ai sortie de la boîte, j’ai su que ça allait devenir ma nouvelle meilleure amie.

Visuellement, elle en impose : compacte, mais avec une vraie allure de caméra pro. La poignée latérale est agréable à prendre en main, et surtout, elle a ce détail que j’adore : des commandes accessibles directement, sans passer par quinze menus. Ouverture, gain, balance des blancs… tout est là, sous les doigts.

Premier test dans mon appart :

je sors une cassette MiniDV neuve, je l’insère, et ce petit bruit mécanique familier me met aussitôt dans l’ambiance. L’allumage est instantané, l’écran LCD est clair, et dès les premières images, je suis conquis. Un grain parfait, des couleurs naturelles qui claquent, et surtout, une netteté qui fait oublier que c’est du DV. J’ai tenté des plans en contre-jour, et là où d’autres caméras DV m’auraient filé des aplats lumineux dégueulasses, la XM1 a géré comme une grande.

Évidemment, pas question de me contenter de filmer mon bureau et ma tasse de café ! Je l’ai ensuite emmenée en extérieur, histoire de voir ce qu’elle a dans le ventre. Et encore une fois, bluffé. Que ce soit pour filmer des paysages, capter des détails en gros plan, ou juste immortaliser les galères du quotidien, elle répondait toujours présente. Une vraie caméra de terrain.

Prochain objectif : la tester en conditions extrêmes. J’ai déjà des projets plein la tête. Des road-trips, des documentaires de voyage, peut-être même un court-métrage. Bref, cette petite Canon XM1, c’est le genre d’outil qui te donne envie de sortir de chez toi pour capturer des histoires.

Et vous, vous filmez avec quoi en ce moment ?

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Thaïlande, entre temples, plages et scorpions grillés

Thaïlande, entre temples, plages et scorpions grillés

Ça faisait quelques années que l’idée nous trottait dans la tête : découvrir la Thaïlande entre frangins. Thomas avait lu La Plage, moi seulement vu le film. Au-delà de la qualité (douteuse) de ce dernier, les paysages mettaient l’eau à la bouche.

Cette année, c’est notre chance. Thomas arrive à poser 2 semaines de congés en plein mois de février. La période est idéale et les vols pas trop chers. N’en dites pas plus.

12 février, on débarque à Bangkok, et la ville nous accueille avec une gifle. La chaleur et l’humidité sont à crever. Nous qui pensions connaître ça avec le cagnard de Provence, on s’est fait remettre à notre place.

On avait prévu 2 jours pour se perdre dans cette fourmilière géante, finalement on a prolongé le plaisir d’une journée supplémentaire. Que dire… Le Palais Royal ? Une explosion de dorures, tellement clinquantes que t’as l’impression de marcher dans un trésor. On a erré de temple en temple, jusqu’à Wat Pho, où le Bouddha géant allongé te regarde avec l’air de dire : « Détends-toi, petit humain, tu n’es rien. »

Le soir, direction Khao San Road. C’est pas une rue, c’est un carnaval. Musique à fond, néons qui clignotent, backpackers en goguette et vendeurs qui te hurlent à la tronche pour que tu manges leurs bizarreries. Je prends des scorpions grillés. N’écoutant que son courage, Thomas n’en prend pas. Résultat ? Croquant, pas si terrible, mais qui laisse un arrière-goût de « Pourquoi j’ai fait ça ? ».

Après Bangkok, direction Koh Lanta via Krabi, par le car de nuit. Thomas squatte deux sièges en diagonale malgré sa petite taille, pendant que je tente de me compresser contre la fenêtre. En plein milieu de la nuit, il me réveille pour partager son riz à la mangue. Le truc avait à moitié fondu, ce qui ne le rendait que meilleur.

À l’arrivée, on trouve une guesthouse en bord de plage. C’est sommaire, mais on est à 48 pas de l’océan (j’ai compté). En se baladant en vélo, on tombe sur une statue plantée en plein milieu de nulle part. Une œuvre d’un artiste local qui « suit ses visions ». Selon Krit (notre hôte), la statue rend hommage à une femme noyée ici des années plus tôt. L’artiste était censé être son amant. Ambiance.

Le reste de la semaine ? Plage, siestes pour survivre à la chaleur, balades sur les marchés, et découverte d’autres temples et statues (beaucoup moins glauques).

La deuxième semaine, on jette notre dévolu sur Koh Phangan, île connue pour sa Full Moon Party. Thomas y va à reculons. L’alcool et les soirées, c’est pas trop son truc. Moi je suis beaucoup plus enthousiaste.

Sauf qu’on avait oublié un détail : la Full Moon, c’est pendant la pleine lune, et nous, on débarque 2 jours trop tard. Pas de Full Moon pour moi cette année. Pour combler le vide, on loue un scooter, manque se perdre dans la jungle en cherchant une cascade cachée, et on finit par se poser dans un bar en bois sur pilotis, à siroter des mojitos en écoutant du reggae joué par un Allemand qui n’avait jamais vu la mer avant de débarquer ici.

Pour notre dernière soirée à Koh Phangan, on arrive quand même à trouver un bar avec un peu d’ambiance. On papote jusqu’au petit matin avec des gens qu’on ne reverra jamais (d’ailleurs je ne me souviens plus de leurs prénoms). Thomas finit par s’endormir dans un coin de plage. Je le laisse là et rentre à l’hôtel.

En repartant, un truc était clair : la Thaïlande m’avait planté un virus. Pas celui qui te cloue au lit, mais celui qui te colle une envie viscérale de revenir. Au fond de moi, je savais que ce n’était que le début. L’Asie venait de se glisser dans mes bagages, et elle n’était pas près d’en sortir.

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Les Gorges du Verdon : Trop chaud pour l’eau froide

Les Gorges du Verdon : Trop chaud pour l’eau froide

Cette année on a décidé de remettre de couvert avec le crew. Cap sur les Gorges du Verdon. Autant l’Ardèche, c’était le tutoriel, autant le Verdon, c’est déjà le mode difficile. Plus haut, plus vertigineux, plus… tout en fait. Les falaises qui se dressent comme des remparts, l’eau émeraude qui paraît glacée (et qui l’est), et des rapides qui ne pardonnent pas.

Pour une fois, on a fait l’effort de bien s’équiper : des tentes Quechua de compet’, des combis qui tiennent la route. On démarre la descente, en mode Tony Estanguet… jusqu’au moment où Bastien tente un passage “fastoche” et se retrouve catapulté hors du canoë, emportant au passage mon caméscope. D’après lui tout était sous contrôle, il voulait simplement s’hydrater (mon caméscope aussi ?).

Le soir, barbecue au village avec les locaux. Une vraie orgie de saucisses et de rosé. Jo évoque l’idée de tout quitter pour venir habiter en ermite au fond des gorges. Le lendemain matin, en enfilant ses fringues trempées et en sirotant un café soluble immonde, l’idée lui semblait déjà nettement moins séduisante. Le soleil et le rosé donnent parfois des idées stupides.

Dans la matinée on démarre notre rando du jour : l’Imbut, avec une remontée par le sentier Vidal. Que dire de ce dernier… C’est raide, abrupt, spectaculaire. En dessous, le Verdon serpente, et nous, accrochés comme des touristes un peu trop confiants, on admire la vue en transpirant. Heureusement qu’une bière bien fraîche nous attendait en haut.

Verdict : Les Gorges du Verdon ? Un peu de galère, beaucoup de frissons, et une bonne dose de souvenirs… même sans vidéos.

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Lisbonne : soleil et pastéis

Lisbonne : soleil et pastéis

Ça n’était pas encore l’été, mais Lisbonne avait déjà décidé de nous griller comme en plein mois d’août. L’équipe était au complet. Côté organisation c’était de mieux en mieux, à 2 doigts d’ouvrir une agence Nouvelles Frontières.

Récit

Premier jour, on pose nos sacs dans une auberge bringuebalante du Bairro Alto. Murs en papier, escaliers qui grincent, mais l’ambiance est là. On traîne dans les ruelles pavées, on grimpe dans le vieux funiculaire jaune juste pour le plaisir de l’entendre grincer jusqu’en haut. Ensuite, direction la Praça do Comércio en passant par l’Arc de Triomphe de la rue Augusta. Puis on se pose face au Tage pour le coucher de soleil. Y a pas à dire, Lisbonne, ça en jette.

Le lendemain, on grimpe dans le tram direction Belém et le Monastère des Hiéronymites. Une dentelle de pierre qui vous fait sentir minuscules. Pause sandwich et overdose de pastéis, parce que résister c’est tricher. Le soir, retour au Bairro Alto pour la soirée, dont j’aimerais vous parler si seulement je m’en souvenais.

Samedi, direction Sintra. Je n’étais pas convaincu à la base (moi et les châteaux…), et pourtant, il faut admettre que c’était une des meilleures idées du séjour. Train matinal, vent frais, ciel nickel. On a grimpé jusqu’au Château des Maures. Là-haut, la vue est imprenable. Adrien nous tente une « pose Gladiator » (je sais toujours pas ce que c’est)… et perd une claquette qui dévale la pente. Il finit la visite en chaussettes. Classe.

Le dimanche, on prend le train vers Cascais. Plage, coups de soleil, beach ping-pong. Luc, toujours en quête de revanche, perd une fois de plus. Petit resto de poisson à l’huile d’olive (ou l’inverse) le midi, qui nous cloue sur la plage jusqu’à la fin de journée. Mais c’est ça qu’on aime.

Le dernier jour avant de repartir, on se pose à l’Alfama, au ralenti. Il faut croire que la digestion de l’huile d’olive n’était pas terminée. Adrien avait zappé d’acheter des souvenirs à sa copine, il a dû faire demi-tour pour chopper le premier truc qui lui tombait sous la main, à savoir un énorme magnet très laid. Sa copine l’a trouvé « très joli ». Elle est hypocrite ou elle l’aime beaucoup.

Retour avec des têtes cramées, du Fado dans la tête, et la sensation que le voyage a filé trop vite.

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